Du 16 au 18 mai 2026, la ville de Jacmel a accueilli la première édition du Festival Film de l’Amitié (FEFA), organisée à l’Hôtel Florita, rue du Commerce, par une équipe de jeunes professionnels de l’audiovisuel, dont les cofondateurs Romy Jean François et Sherlande Étienne. L’événement a réuni des professionnels du cinéma et un public autour d’un objectif commun : créer un pont entre les amoureux et les professionnels du septième art, à travers des projections, des causeries et des conférences-débats.
Le festival a débuté le 16 mai par une conférence-débat animée par les invités d’honneur de cette édition : Wood Jerry Gabriel, producteur, réalisateur et scénariste, ainsi que Frantzcia Deshommes, productrice et directrice artistique. Le cinéaste haïtien Donald Charles a également pris part aux échanges en animant une conférence.
Les deux journées suivantes ont été consacrées à la projection des œuvres retenues en sélection officielle. Dix-sept films ont été retenus pour cette première édition, réalisés par des cinéastes originaires de six pays : Haïti, Niger, Canada, Belgique, Bénin et Cuba.
Les candidatures ont transité par des appels à projets ouverts. Les films ont été sélectionnés en fonction de la qualité des histoires racontées, de leur originalité et de leur impact artistique.
Les dix-sept films projetés au cours du festival étaient les suivants :
Wozo, de Thibaut Monnier
Nou Tout Responsab, de Freo Pierre
Plastic Man, de Mariama Alio Sanda Cuando
Llega la Noche, de Feguenson Hermogène
Le Déstin d’un Peintre Paysan, de Christien Sylvince
Gras Pou Timoun Yo, de Fénélique Georges
Les Raisons du Cœur, de Pierre Jean Sorel
Les Couleurs de Rose, de Olivia Azonnoudo
La Veuve, de Wood-Jerry Gabriel
Toro la Cou, de Pierre Jean Michel
Ainsi Parla la Mer, de Arnold Antonin
Dompté au Cœur de l’Enfer, de Presnel Colas
Capitaines de l’Espérance, de Lise Gantheret
Là Où le Sel ne Sèche Pas, de Steeve Antoine
Arebò, de Sherlande Étienne
Hayat, de Blal Touil
Dènye Lèt, de Stéphane Henri Fièfe
Le FEFA, un espace de valorisation du cinéma haïtien
Pour la cofondatrice Sherlande Étienne, le FEFA doit devenir un espace permanent d’échanges culturels et de valorisation des cinéastes. «La situation d’insécurité qui prévaut actuellement en Haïti ne doit pas empêcher les artistes de créer et de s’exprimer à travers leurs œuvres», a-t-elle déclaré.
Elle a par ailleurs dénoncé l’absence de reconnaissance institutionnelle accordée au cinéma par l’État haïtien, citant en exemple l’enregistrement des boîtes de production, souvent classées dans la rubrique «autres», faute de catégorie spécifique réservée au secteur cinématographique.






















