Le Festival Culturel KOJES revient pour sa deuxième édition du 28 avril au 2 mai 2026. Initié en 2025 par le Kolektif Jèn Solèy, il s’inscrit désormais comme un rendez-vous culturel annuel. À travers les hommages littéraires, les activités artistiques et l’engagement communautaire, le « Kolektif » veut démontrer que la culture peut encore offrir des perspectives à la jeunesse haïtienne, notamment à Cité Soleil.
Pour l’édition 2026, les organisateurs de ce festival proposent différentes activités destinées à un public varié. Parmi lesquelles, des conférences, des débats, des prestations de poésie et de slam, ainsi que des représentations théâtrales et des lectures scéniques. S’ajoutent des chorégraphies, des performances artistiques et des ateliers de formation pour les jeunes.






Par ailleurs, la littérature haïtienne sera au rendez-vous. Pour cette deuxième édition, le Grand Prix Littéraire KOJES sera attribué à l’écrivaine Evelyne Trouillot, une figure de proue du monde littéraire national contemporain. Une journée entière lui sera consacrée, notamment à une mise en scène de l’une de ses œuvres intitulée « Rosalie l’Infâme » accompagnée de lectures publiques.
Dans la même veine, à travers le « Concours de Lettres KOJES », le Festival rendra un hommage à la légende des lettres : René Philoctète, écrivain marquant de la littérature haïtienne.
Les différents ateliers prévus dans le cadre du festival visent à donner l’opportunité aux participants d’échanger avec des écrivains, des artistes passés de présentation dans le secteur littéraire et culturel.
L’objectif est de porter également à la connaissance des jeunes les métiers d’art et d’encourager les vocations. Le concours littéraire quant à lui vise principalement les enfants afin de les intégrer dans la littérature et de stimuler, dès leur plus jeune âge, la créativité et l’expression écrite.
Selon les organisateurs, la commune de Cité Soleil sera, une fois de plus, au cœur de l’édition 2026. Une journée sera entièrement consacrée à la zone.
Toutefois, les organisateurs soulèvent des difficultés liées notamment à la question sécuritaire, le manque de financement, la réduction du nombre des partenaires et des ressources limitées pour la remise de certains prix prévus.
À travers ce festival KOJES, l’art, la culture et la littérature restent et demeurent des piliers capables de reconstruire le tissu social et de donner l’espoir malgré les difficultés que traverse le pays.






















