Le pape Léon XIV a reconnu la responsabilité historique de l’Église catholique dans la normalisation de l’esclavage. Dans son encyclique «Magnifica Humanitas», il confirme l’intervention répétée du Saint-Siège. Celui-ci a justifié l’asservissement de personnes considérées «infidèles». Le document a été signé le 15 mai et publié le 25 mai 2026. En outre, le souverain pontife y fait acte de contrition pour le retard de l’Église dans la condamnation de cette pratique.
Face à «un retard impossible à nier ou à minimiser», le pape affirme que l’esclavage a laissé des séquelles dans la mémoire de l’humanité. Il reconnaît que l’Église a longtemps toléré cette pratique. Elle n’a pris position que tardivement. Par conséquent, le premier des catholiques présente ses excuses. Il demande «sincèrement pardon» à toutes les personnes réduites à la servitude ainsi qu’à leurs descendants.
Cette position constitue une première historique. En effet, Léon XIV confesse que le Siège apostolique a soutenu des souverains européens à plusieurs reprises. Ces derniers ont ainsi organisé la domination de peuples jugés «infidèles». Le pape exprime également sa douleur face aux souffrances et aux humiliations que des millions d’êtres humains ont connues au fil des siècles.
Sur le plan doctrinal, Léon XIV retrace l’évolution de l’Église. Il rappelle qu’une condamnation formelle et universelle de l’esclavage n’est apparue qu’au XIXe siècle, notamment avec Léon XIII. Cependant, il a fallu attendre le XXIe siècle. C’est seulement sous son pontificat que l’Église a reconnu sa participation directe. C’est aussi sous son règne qu’elle a demandé pardon en son nom. Cette reconnaissance, bien que tardive, lève le voile sur une faute morale que les catholiques doivent désormais assumer.
«Magnifica Humanitas» ne se limite pas au passé. Ainsi, Léon XIV assimile l’économie numérique à une nouvelle forme d’exploitation humaine. De plus, le document consacre une large part aux défis éthiques de l’intelligence artificielle. En définitive, le souverain pontife met en garde contre une économie susceptible d’engendrer une servitude moderne.






















