Le Haut commandement des Forces armées d’Haïti (Fad’H) a émis un mémorandum fixant un délai de 72 heures pour la réintégration des militaires affectés à la protection rapprochée d’autorités civiles à leurs casernes, avant le vendredi 27 mars 2026.
Le Haut commandement des Fad’H a imposé un délai de 72 heures à tous les militaires en détachement pour réintégrer leurs casernes. Ainsi, cette décision s’applique aux membres de l’ancien Conseil présidentiel de transition, aux magistrats, ministres, membres du CEP et hauts fonctionnaires. Alors, Tous les ordres de mission de protection rapprochée deviennent caducs à l’expiration du délai.
« Tous les ordres de mission de protection rapprochée deviennent caducs à l’expiration d’un délai de soixante-douze (72) heures, à compter de la date de signature du présent document », précise le Haut commandement des Fad’H.
Selon les informations communiquées, 81 militaires sont actuellement affectés à des missions de protection rapprochée auprès d’anciens et actuels officiels. Ces affectations sont désormais jugées non conformes au cadre réglementaire. Elles seront toutes annulées à l’expiration du délai fixé.
Ce mémorandum fait suite aux instructions du ministre de la Défense, Mario Andrésol, en date du 19 mars 2026. Cette mesure s’inscrit dans une démarche de réorganisation interne visant à renforcer les capacités opérationnelles de la FAD’H.
Les soldats engagés dans des missions d’escorte ou de garde statique doivent cesser toutes prestations à l’issue du délai. Le Haut commandement enjoint aux commandants d’unités de veiller personnellement au retour de leurs effectifs. Des sanctions sont annoncées contre tout manquement ou retard.
« Le Commandant en Chef a.i attache une importance capitale à la stricte et prompte exécution de cette mesure, jugée impérative pour le redéploiement des forces sur les fronts prioritaires de la défense nationale », précise le haut État-Major.
Les bénéficiaires des escortes sont invités à coordonner avec la Police nationale d’Haïti la prise en charge de leur sécurité. Les unités spécialisées compétentes assureront le relais. L’État-major général supervise, par ailleurs, la récupération immédiate des armes, munitions et véhicules militaires.
Par cette mesure, l’État entend recentrer l’armée sur ses missions régaliennes. Le retour des 81 militaires détachés doit accélérer ce redéploiement sur les fronts prioritaires de la défense nationale.






















