À Port-au-Prince, les étudiants de la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université d’État d’Haïti (FMP/UEH) ont manifesté les 1er et 2 juillet 2026 pour exiger la réouverture et la relocalisation de l’Hôpital général, fermé depuis 2024 en raison de l’insécurité. Un étudiant a été blessé par balle lors de la marche du 1er juillet, ce qui relance l’indignation autour de la crise sanitaire et universitaire du pays.
Les étudiants de la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université d’État d’Haïti (FMP/UEH) se sont mobilisés les 1er et 2 juillet 2026 pour la relocalisation et la réouverture de l’Hôpital général. Ce centre universitaire, fermé depuis 2024 à cause des attaques armées, est un espace incontournable dans la formation clinique des futurs médecins du pays.
L’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), plus connu sous le nom d’Hôpital général, est paralysé depuis deux ans. Selon les étudiants, cette fermeture prolongée constitue un déficit dans leur formation. D’après eux, les cours théoriques dispensés à la faculté ne peuvent se substituer aux stages, au contact avec les patients et à l’apprentissage par la pratique. Cette situation inquiète les étudiants quant à la qualité de leur formation ; ils craignent qu’elle n’affecte leurs diplômes délivrés par l’UEH.
Pour exprimer leurs inquiétudes et exiger la réouverture de l’HUEH, ils se sont mobilisés à maintes reprises depuis le mois de mars 2026. Le 18 mars a eu lieu la première marche devant la Primature. Le 22 juin, la Police nationale d’Haïti a dispersé leur mobilisation à l’aide de gaz lacrymogènes. Une nouvelle vague de mobilisation a été organisée les 1er et 2 juillet 2026. Cette dernière a été marquée par des tirs au cours desquels un étudiant a été atteint au bras. Cet incident a soulevé l’indignation des organisations universitaires et de défense des droits humains.
Les étudiants jugent la réouverture de l’HUEH sur son site du centre-ville compromise par l’insécurité. Ils réclament donc la relocalisation temporaire des services hospitaliers dans un espace sécurisé, conformément au protocole d’accord signé en septembre 2025 entre le ministère de la Santé publique et de la Population et le ministère de l’Économie et des Finances, resté sans application concrète à ce jour. Selon les étudiants, cette décision permettrait à la population d’avoir de nouveau accès aux soins de santé et de rétablir les stages des étudiants-médecins en formation. Comme solution, les étudiants ont proposé l’utilisation provisoire des locaux de l’Hôpital de la Communauté Haïtienne pour le rétablissement des services.
Cet état de choses met en lumière la situation du système sanitaire du pays. La fermeture du plus grand centre hospitalier depuis deux ans empêche la population de jouir de son droit à la santé garanti par la Constitution. Ce dysfonctionnement compromet également la compétence des nouvelles générations de médecins.
En attente d’une réponse à leur revendication, ils intensifient leurs mobilisations. Ils affirment que la restructuration ou la refondation du système médical haïtien passe d’abord par le fonctionnement d’un hôpital universitaire opérationnel.






















