Le jeudi 16 juillet 2026, le cinéaste Wood-Jerry Gabriel a présenté en avant-première son court-métrage « Ombres Spirales » à l’hôtel Florita de Jacmel. La projection, organisée par Jeux Dits Pwezi dans le cadre de son édition « Ciné Poème », a réuni cinéphiles, artistes et écrivains autour d’une œuvre sans dialogue mêlant cinéma et poésie. Un échange animé par le journaliste Cleavens Fleurantin a suivi la projection.
« Ombres Spirales » a rencontré son public pour la première fois. Jacmel a ainsi eu le privilège d’accueillir ce court-métrage en avant-première, à l’hôtel Florita.
Jeux Dits Pwezi, lieu de rencontre poétique qui se tient chaque jeudi à Jacmel, a reçu la projection dans sa rubrique baptisée « Ciné Poème ». Cette œuvre cinématographique se situe à la frontière entre cinéma et poésie.
Sans dialogue, mais pleine d’expressivité et de symboles, l’intrigue se déroule tout entière portée par une voix off qui donne sa place à l’esthétique des mots.
« Entre elle et lui, des images, des ombres qui dansent, des bouts d’histoires entre souvenir et fantasme, comme une lettre envoyée à l’univers. Un dernier chant, un hymne à l’amour et à la vie. » Le synopsis du film ne donne cependant pas toutes les clés pour appréhender l’œuvre : la mise en scène est également sujette à l’interprétation. Chaque spectateur peut ainsi reconstituer l’histoire selon les scènes, les images et sa propre sensibilité.
Pour cette grande première, le public fidèle de Jeux Dits Pwezi a fait le déplacement pour découvrir cette proposition artistique à double dimension, cinématographique et poétique.
On ne peut pas tout raconter avec les mots. Le cinéma est avant tout un transfert d’émotion
Wood-Jerry Gabriel, réalisateur de Ombres Spirales
Le public s’est montré attentif dès les premières minutes, avant de se livrer dans les échanges avec le réalisateur. Ces échanges ont permis de revenir sur les motivations de Wood-Jerry Gabriel, sur les messages portés par le film et sur son choix de le tourner sans dialogue. « On ne peut pas tout raconter avec les mots. Le cinéma est avant tout un transfert d’émotion », a-t-il expliqué.
Plusieurs spectateurs ont salué la pertinence du film et la manière dont le réalisateur y traite la mort et l’amour dans l’imaginaire haïtien.
« Ombres Spirales » constitue le deuxième court-métrage de Wood-Jerry Gabriel, après « La Veuve » (2014) et un court documentaire « Jacmel en 1000 Couleurs » (2016). Le réalisateur a par ailleurs collaboré à deux reprises avec le cinéaste canadien Kaveh Nabatian : il a signé le texte du court-métrage « Nan Lakou Kanaval » (2014), tourné à Jacmel avec les étudiants du Ciné Institute, puis celui du long métrage documentaire « Kite Zo A : Leave the Bones » (2022), présenté au Festival du nouveau cinéma de Montréal.





















