Veronica est le nouveau pétrolier saisi par les États-Unis le 14 janvier 2026, selon la secrétaire américaine à la sécurité intérieure, Kristi Noem. Quelques jours auparavant, le 7 janvier dernier, ils ont saisi le bateau pétrolier Marinera battant sous le pavillon russe, en mer de l’Atlantique Nord, quelques jours après leur coup de force pour capturer et exfiltrer le Président vénézuélien, Nicolas Maduro. L’arraisonnement a soulevé la question de la violation du droit maritime international.
La Marinera, connue sous son ancien nom Bella 1, est accusée d’avoir transporté de pétrole brut sous sanction américaine issu du Venezuela. Après une surveillance soutenue, a écrit la Garde côtière américaine sur X, les gardes-côtes américains ont fini par procéder à l’arraisonnement du pétrolier russe. Cette opération, poursuit le poste, est possible grâce à un effort concerté de l’ensemble du gouvernement américain et à une coordination sans faille. « Nos forces maritimes sont fières de faire respecter le droit international et de défendre l’Amérique », clame-t-elle.
Pourtant, selon Marineforum, le pétrolier russe a été intercepté en haute mer dans la zone grise du droit international entre l’Islande et l’Écosse avec des cuves vides, précise TV5 Monde. Ce qui est qualifié d’ « acte de piraterie » et d’illégal par les autorités russes. Le ministre russe des transports a déclaré : « Les forces navales américaines avaient arraisonné le navire en eaux internationales, hors des eaux territoriales de tout État ».
Conformément aux dispositions de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982, renchérit le ministère, la haute mer est régie par le principe de la liberté de navigation et aucun État n’a le droit d’utiliser la force contre des navires dûment immatriculés sous la juridiction d’autres États, rapporte l’agence d’information russe, Tass.
Si la Russie réclame la nationalité du bateau, les États-Unis avancent que ce dernier est un navire apatride. Selon les premières informations rapportées par Marineforum, Bella 1 qui s’est transformé en Marinera a été susceptible de sanctions par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) des États-Unis.
Entre 20 et 21 décembre 2025, le bateau a réussi à contourner les inspections américaines sur les côtes vénézuéliennes. Et par la suite, ajoute Marineforum, les États-Unis ont remarqué qu’au cours de la route, le navire a changé de nom. Il a également passé du pavillon de la Guyane au pavillon russe le 31 décembre 2025.
« Il s’agit d’un navire de la flotte fantôme vénézuélienne qui a transporté du pétrole visé par des sanctions américaines. Ce navire a été déterminé comme étant sans pavillon après avoir navigué sous un faux drapeau, et il était visé par une ordonnance judiciaire de saisie. C’est pour cette raison que l’équipage sera poursuivi », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Mme Leavitt, à des journalistes dans la soirée du jour de la saisie.
Les autorités affirment qu’elles ont agi légalement. Pourtant, l’argument avancé est battu en brèche par Andrew Serdy, spécialiste britannique du droit international de la mer. Dans son article pour le site The Conversation publié le 7 janvier 2026, il affirme que la Convention des Nations-Unies ne fait pas obstacle au changement de pavillon pendant la traversée. Et, en cas d’absence, pense-t-il, d’une décision légale dans le traitement de cette affaire, institue un mauvais précédent pour les pareils incidents à l’avenir.









