Le début de l’année 2026 restera gravé dans les annales de l’histoire contemporaine. Dans la nuit du 3 janvier, le président vénézuélien Nicolás Maduro a été capturé par une opération militaire menée par les États‑Unis à Caracas avant d’être transféré à New York pour y être jugé.
Accusations de drogue et traque américaine
Depuis plusieurs années déjà, Washington accuse Maduro de trafic de drogue et de « narco‑terrorisme », notamment de diriger le soi‑disant Cartel des Soleils « Los Soles », un réseau prétendument impliqué dans le trafic de cocaïne vers les États‑Unis et l’Europe.
En 2020, l’administration américaine avait déjà inculpé Maduro et plusieurs responsables vénézuéliens pour ces chefs d’accusation. Par la suite, les États‑Unis ont même offert une récompense allant jusqu’à 50 millions de dollars pour toute information menant à l’arrestation du président vénézuélien.
Ce contexte judiciaire a préparé le terrain à une action directe de Washington, qui a décidé d’agir militairement plutôt que par des voies purement diplomatiques ou juridiques.
L’arrestation de Maduro : explication d’une opération hors norme
L’opération militaire américaine, surnommée «Operation Absolute Resolve», menée par la « Delta Force », a visé à capturer Maduro et son épouse dans un raid nocturne. Le président vénézuélien a été rapidement exfiltré vers les États‑Unis où il doit répondre des accusations retenues contre lui devant un tribunal fédéral à Manhattan.
Selon certaines sources, l’opération a duré environ 40 minutes et a impliqué des frappes aériennes et des engagements avec les gardes présidentiels, causant plusieurs victimes, dont environ une centaine de morts, y compris des soldats alliés, notamment des Cubains dont on compte 32 morts sur place selon les dernières nouvelles.
Réactions de la communauté internationale : entre condamnation et soutien
L’arrestation de Maduro a déclenché une vague de réactions internationales contrastées. L’ONU et de nombreux pays européens ont exprimé leur inquiétude face à une action qui, selon eux, viole les principes de souveraineté nationale et le droit international. De son côté, la Chine a dénoncé l’intervention comme une violation du droit international, appelant à la libération immédiate de Maduro et de son épouse.
Donald Trump, soutenu par certains alliés au sein du Congrès américain, a justifié l’action comme nécessaire pour la sécurité de la région et la lutte antidrogue. Par contre, aux États‑Unis même, des voix politiques comme celle de l’ancienne vice‑présidente Kamala Harris ont condamné l’opération, la qualifiant d’illégale et dangereuse pour la stabilité régionale.
L’arrestation face au droit international
L’opération américaine pose une question majeure : peut‑on capturer légalement un chef d’État en exercice d’un pays souverain ? De nombreux juristes estiment que l’intervention viole le droit international, notamment la Charte des Nations Unies qui proscrit l’usage unilatéral de la force, sans mandat du Conseil de sécurité.
Même si les États‑Unis invoquent des motifs de lutte contre le narcotrafic, recourir à une opération militaire pour capturer un président étranger reste extrêmement controversé juridiquement.
Trump et la question du pétrole vénézuélien
En fin de décembre, le Président Donald Trump avait déclaré que les réserves pétrolières vénézuéliennes appartenaient aux USA et avait promis de reprendre ce que les Vénézuéliens leur avaient volé.
Lors de l’annonce de l’opération, le président américain Donald Trump a déclaré que les États‑Unis contrôleraient le Venezuela jusqu’à une « transition sûre et judicieuse » du pouvoir, insistant sur le besoin de stabiliser le pays et de profiter de ses vastes réserves pétrolières.
Cette déclaration a été lue par plusieurs analystes comme un signe que les intérêts pétroliers expliquent en partie l’intervention américaine, même si Washington affirme que sa priorité reste la lutte contre le narcotrafic.
Pourtant, le 6 janvier 2026, le président américain a annoncé que le Venezuela va remettre jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis. La vente de ce pétrole peut représenter un pactole éventuel pouvant atteindre les 2,5 milliards de dollars.
Ce qui pourrait justifier la formule : « Au nom de la drogue, allons chercher l’or noir, vénézuélien ».
Maduro lâché par certains alliés ?
Avant son arrestation, Maduro avait bénéficié du soutien de plusieurs alliés notamment Cuba, la Russie et la Chine, cette dernière qui achetait environ 80% du pétrole vénézuélien et qui dénonçait depuis longtemps la pression américaine. Mais face à l’escalade, certains gouvernements latino‑américains ont commencé à prendre leurs distances, appelant à une solution multilatérale plutôt qu’à l’usage de la force.
Position de la Russie sur l’événement :
Traditionnellement alliée de Caracas, la Russie a fermement condamné l’opération américaine, la qualifiant d’illégale et déstabilisante. Des leaders russes ont comparé l’intervention à d’autres actions unilatérales menées par Washington et ont souligné les risques pour la paix internationale.
Toutefois, il convient de rappeler qu’en fin décembre dernier, la Russie avait démenti formellement les rumeurs circulant sur une demande d’évacuation des familles des diplomates russes au Venezuela.
Position du BRICS
Alors que chaque membre a sa propre approche, plusieurs pays BRICS ont exprimé leur opposition à l’usage unilatéral de la force et leur appel à des solutions diplomatiques. Surtout, la Chine et la Russie au sein du BRICS ont critiqué l’opération américaine pour violation du droit international.
L’Amérique latine face à l’événement :
La réaction en Amérique latine est partagée. Certains gouvernements de gauche comme ceux de Colombie ou du Brésil ont condamné l’intervention comme une atteinte à la souveraineté régionale.
Par ailleurs, d’autres leaders, notamment de tendances conservatrices, ont salué la décapitation du régime Maduro comme une étape vers un changement politique.
Quelles conséquences et avenir pour le Venezuela ?
Le pouvoir est actuellement assuré par la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, mais la situation reste fragile politiquement et socialement. Sur le plan économique, la gestion des vastes ressources pétrolières longtemps au centre du pouvoir vénézuélien est désormais au cœur d’un enjeu stratégique international. Le climat de crise pourrait intensifier les mouvements d’exil, les tensions sociales internes et les pressions externes.
L’avenir du Venezuela est incertain, si une transition démocratique pacifique est mise en place, certains espèrent une stabilisation économique et politique. Mais l’absence d’un consensus régional et les divisions internationales sur la légitimité de l’intervention risquent d’alimenter une période de turbulences prolongées.
Dans tous les cas, la situation dépasse largement les frontières vénézuéliennes et pourrait redéfinir les règles de la diplomatie, de la souveraineté et des interventions internationales dans les décennies à venir.
L’arrestation de Maduro laisse le pays dans une grande incertitude, surtout en se référant à l’histoire, plusieurs ayant connu l’intervention américaine, sont aujourd’hui dans le chaos, comme la Libye, la Syrie…









