Nous ne sommes pas obligés d’attendre l’État pour nous lancer ; nous ne sommes pas obligés d’attendre que l’État agisse pour agir nous-mêmes en faveur de notre pays », exhorte Abigaïl Alexandre. De retour en Haïti depuis le 31 mars 2026, la championne de la 9ᵉ édition d’Eloquentia International 2026 a lancé cet appel à la jeunesse haïtienne.
De Cap-Haïtien en passant par Port-au-Prince pour atterrir à Jacmel le jeudi 2 avril 2026, Abigaïl Alexandre n’a pas cessé d’accumuler les honneurs. Se succèdent, de part et d’autre, des cérémonies d’honneur pour sa performance sur la scène internationale et pour avoir hissé le drapeau haïtien en France lors de la finale du concours d’éloquence francophone qui l’a consacrée championne.
Dans le prolongement de ces initiatives d’accueil, elle a saisi l’occasion, dans ses différentes prises de parole, pour livrer un message de motivation.
« Mon plus grand message pour la jeunesse haïtienne : on n’a pas besoin d’attendre que l’État agisse. Il faut qu’on fasse le premier pas et les autres vont enchaîner », répète-t-elle à chaque discours.
Déjà présentée en tant qu’« avocate de la jeunesse haïtienne » lors de son discours à la mairie du Cap-Haïtien le 31 mars 2026 :
« N’attendez pas que le monde vous donne la permission d’exister. N’attendez pas qu’on vous valide pour commencer. N’attendez pas que tout soit parfait pour oser. Commencez là où vous êtes, avec ce que vous avez et, surtout, avec qui vous êtes », lance-t-elle à la jeunesse du Cap-Haïtien.
Dans les médias, elle a porté son plaidoyer avec dynamisme, s’engageant lors des différentes cérémonies et réaffirmant, sur un ton direct et mobilisateur, la nécessité pour la jeunesse de s’engager.
« Cessons de nous présenter comme des victimes. Nous répétons sans cesse qu’Haïti n’offre rien, mais qu’est-ce que nous sommes prêts à lui offrir ? Abandonnons ce genre de discours pour poser nos propres fondations. Chacun de nous a une capacité, chacun de nous a un domaine dans lequel il peut évoluer. Et si nous décidons de nous y engager avec conviction, Haïti changera, car le changement du pays dépend de nous », a-t-elle martelé.
Dans une volonté de changement, elle ajoute : « L’un des plus grands objectifs que j’ai, c’est de montrer que la génération 2000 va reconstruire Haïti. La génération 2000 vaut plus que ce que l’on croit. »
Au-delà des discours, des remises symboliques et des moments de célébration, elle a recueilli des promesses du gouvernement haïtien. Plusieurs ministères ont profité de l’occasion pour des effets d’annonce, notamment le ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC). La ministre Raina Forbin lui a promis un stage au sein du ministère.
Le ministre de la Culture, Emmanuel Médard, a annoncé que le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé prendra en charge ses frais universitaires de licence. Le ministère du Tourisme et le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) ont également formulé des promesses.



















