🔍 2 minutes

Selon un rapport conjoint de l’Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC) et du Norwegian Refugee Council (NRC), 71,1 millions de personnes sont considérées comme des déplacés internes en 2022. La guerre en Ukraine et les catastrophes naturelles sont les principales causes de ce bond de 20% de déplacements internes de la population mondiale, par rapport à l’an dernier.

Les 61 millions de nouveaux déplacés internes, soit 60% de plus qu’en 2021, sont la conséquence de la guerre en Ukraine, les inondations au Pakistan et des conflits de part et d’autre dans le monde : « Une grande partie de l’augmentation est causée, bien sûr, par la guerre en Ukraine, mais aussi par les inondations au Pakistan, par les conflits nouveaux et en cours à travers le monde, et par un certain nombre de catastrophes soudaines ou lentes que nous avons vues depuis les Amériques jusqu’au Pacifique.», a déclaré Alexandra Bilak, la chef de l’IDMC, à l’AFP. Seulement en Ukraine, on compte 17 millions de déplacements internes.

Les pays les plus touchés par les déplacements internes massifs sont au nombre de 10, car près des trois quarts des déplacés internes y vivent. Il s’agit de : la Syrie, l’Afghanistan, la République démocratique du Congo, l’Ukraine, la Colombie, l’Ethiopie, le Yémen, le Nigeria, la Somalie et le Soudan. 

Haïti et la fureur des gangs

Haïti n’est pas exempt de la montée de cette vague de déplacements internes. Ces dernières années, la population haïtienne vit sous la fureur des gangs. Les conflits entre bandes armées ont causé des milliers de déplacés internes dans le pays et surtout dans la capitale. Selon les données de IDMC, 171 000 personnes sont des déplacés internes et 106 000 à cause des conflits. L’insécurité est une machine à production croissante de déplacés internes.

Lire aussi : Que deviennent les déplacés expulsés de la place Hugo Chavez ?

Dans une évaluation menée entre juin et août 2022, OIM a recensé plus de 113 000 déplacés internes en Haïti avec 96 000 individus qui ont fui l’insécurité dans la capitale, due à la violence entre gangs et aux troubles sociaux.

Crédit photo : UNFPA