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La gouvernance locale: l’épine dorsale de la bonne gouvernance » est le principal message que l’on peut retenir des exposés des différents intervenants lors du 5e symposium national sur la gouvernance de l’Institut de Gestion, de Gouvernance et des Etudes Politiques (IGGEP), organisé les 1er et 2 septembre 20223. 

À travers ces forums sur la gouvernance locale, dont le cinquième numéro s’est déroulé à la Cayenne Hôtel, aux Cayes, dans le département du Sud, l’IGGEP entend sensibiliser la population, notamment les jeunes, afin de mettre leurs compétences au service du bien-être des collectivités et de leurs communautés respectives, selon le directeur de l’institut, Déus Déronneth.  

La responsabilité des citoyens dans la gouvernance locale est une étape cruciale pour doter le pays de leaders transformationnels munis de véritables projets pour changer la situation socio-économique et sécuritaire actuelle du pays, a indiqué l’ancien élu de Marigot.

Une douzaine de spécialistes  dont Exzeckiel Vaval, Rose Martine Millard, Carmelie Montuma et Déus Déronneth sont intervenus sur des sujets liés à la bonne gouvernance tels que: Gouvernance locale et renforcement institutionnel; rôle et importance d’un arpenteur dans la gouvernance locale; communauté participative et développement communautaire et la gouvernance de la section communale : une alternative pour le développement d’Haïti.

Promouvoir la gouvernance locale est l’un des facteurs pour arriver à un autre système basé sur la bonne gouvernance, selon Me Exzeckiel Vaval qui a critiqué au passage les partis politiques qui n’ont pas pu garantir la bonne gouvernance dans le pays pour améliorer les conditions de vie des citoyens. 

Des participants ont exprimé leurs satisfactions et félicité les responsables de l’IGGEP d’avoir entrepris cette si noble initiative qui, selon eux, incitera et canalisera les jeunes à s’impliquer au changement du pays.

Prenant part à ce symposium, le syndicaliste Jean Elysée a dénoncé la mauvaise répartition des fonds du trésor public qui, selon lui, ne servent que la République de Port -au-Prince au détriment des collectivités locales qui n’ont pas de moyens nécessaires pour implémenter un petit projet. Il plaide en faveur de la participation des collectivités territoriales, des partis politiques et des organisations de la société civile à l’élaboration du budget national.

Meilleure organisation et connexion des acteurs locaux afin d’agir pour jeter les nouvelles bases de la bonne gouvernance dans le pays est l’une des attentes des responsables de l’IGGEP à travers ces symposiums nationaux qui ont déjà été réalisés dans les départements du Sud-est, de la Grand’Anse, dans le Nord et le Nord-Ouest. 

L’organisation du 5e symposium dans le Sud a été un succès, selon le directeur général de l’IGGEP. Il a remercié le grand public qui a fait le déplacement et invite du coup la population du Plateau Central  à se préparer pour accueillir le sixième numéro dans les prochains jours.

Léon KERSIVIL