Face à la montée des gangs en Haïti, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres propose une mission hybride, combinant les forces de l’ONU et celles d’une mission multinationale dirigée par le Kenya, pour rétablir la sécurité.
Lors de la 48e réunion annuelle de la CARICOM, à Barbade, Guterres a annoncé une proposition similaire à celle de l’ONU en Somalie (contre Al-Shabaab) pour renforcer la sécurité en Haïti, où les gangs contrôlent 90% de la capitale, suite à la demande des dirigeants haïtiens pour la transformation de la mission multinationale en mission de la paix .
Ce plan, qui sera rendu au conseil de sécurité le 28 février, inclut la prise en charge par l’ONU des dépenses structurelles et logistiques, tandis que les salaires de la force seront payés via le fonds fiduciaire existant déjà.Contrairement aux missions traditionnelles, ce plan se concentre sur une mission multinationale dirigée par le Kenya et partiellement financée par un fonds fiduciaire de l’ONU.
Selon le secrétaire général, le manque de financement a entravé les efforts pour réduire la violence des gangs. Par ailleurs,la Chine et la Russie hésitent à soutenir pleinement cette initiative.
D’après les propos de Guterres, la mission multinationale seule n’est pas efficace : « Si le Conseil de sécurité accepte cette proposition, nous aurons les conditions pour avoir enfin une force efficace pour vaincre les gangs en Haïti et créer les conditions pour que la démocratie prospère.».
À ce sommet des dirigeants de la CARICOM,sous le thème « La force dans l’unité : forger la résilience, la croissance inclusive et le développement durable des Caraïbes », Guterres appelle à l’unité face à cette crise sécuritaire et climatique qui sévit la région.